FLASH marchés du 05 mai 2026 |

Chers tous,

 

 

(Pardon pour le mail précédent, parti trop vite…!)

Toujours le même sujet de volatilité selon les annonces, leurs effets, voire les bruits de bottes et les récents développement sur le blocage du détroit d’Ormuz. On n’y revient pas.

 

 

Par compte, l’article des Echos de ce matin de Jean-Marc Vittori, en pièce jointe, « Un baril de pétrole à bientôt 250 USD ? » nous renvoie à un commentaire, la semaine dernière, de Patrick Pouyanné. Le titre des Echos est certes accrocheur, mais le PDG de Total résumait parfaitement la situation : plus on attend pour résoudre le conflit, encore plus longue, compliquée et difficile sera la remise en route de toute la logistique, du transport jusqu’à la pompe.

D’autant qu’il précise que l’Europe ne dispose en général que de 3 mois de stocks. Le pire n’est pas pour maintenant, mais ce sera encore bien pire si la situation ne se résout pas rapidement.

Et la réponse d’Emmanuel Macron à ce commentaire est tout-à-fait rassurante, « circulez y’a rien à voir », ou « dormez mon bon peuple, je gère ».

 

En attendant, l’annonce des résultats trimestriels de TotalEnergies la semaine dernière, 5,4 milliards d’euros de résultat net au 1er trimestre 2026, a tout de suite déclenché un réflexe de Pavlov chez nos « bien pensants » (on nous a demandé de supprimer notre première idée, « assistés gauchistes »), gouvernement compris, puisque même le Premier Ministre a essayé de faire pleurer dans les chaumières : « il faut préempter 2 milliards », « il faut une contribution exceptionnelle », « il faut encore plus baisser les prix à la pompe ». Commencez par gérer les dépenses, on verra après…

 

 

Entre le discours de Patrick Pouyanné et le commentaire d’Emmanuel Macron, notre cœur ne balance pas, on mériterait des gouvernants avec un discours lucide et responsable, en évitant bien entendu d’affoler les populations. Comme mentionné dans notre précédente note, on a commencé à avoir des annonces de suppressions de vols pour les semaines / mois qui viennent, de Lufthansa à Transavia. Même les américains, Delta et United, prévoient de réduire la voilure (jeu de mot !) jusqu’à 5% de leur programme de vols.

Profitons de pouvoir voyager tant qu’il est encore temps ; Imaginez dans 9 mois, au début 2027, un monde où il y a pénurie, en plein hiver, ça ne va pas être simple à gérer.

Pour l’instant, ce n’est pas le kérosène qui manque, mais plus un sujet de rentabilité qui obère les comptes d’exploitation des compagnies aériennes. Pour le moment aussi, la plupart d’entre elles ont choisi de mettre en place une surcharge financière carburant. La suite au prochain épisode.

 

 

Et dans ce contexte de navigation à vue (re- jeu de mot !), on a vraiment du mal à se faire une idée de l’évolution à venir des marchés. Avec les sorties de Trump, et ses retours en arrière (« Trump finit toujours par se dégonfler » / « TACO »), on peut finalement penser qu’on devrait jouer un range : pour schématiser, on achète le CAC40 à 7900, et on le vend à 8350 / 8400. Ca peut se dupliquer bien sûr sur la plupart des autres indices.

 

Pas si facile que ça néanmoins, parce qu’il y a plein d’éléments contre-intuitifs, comme nous en parlions dans notre précédente note :

. L’Or et l’Argent : c’est fou de voir que, sur toute annonce négative concernant le conflit Iran – Etats-Unis, ces 2 valeurs… baissent, malgré leur rôle fondamental de valeurs-refuges. Et le contraire est valable : pour toute détente de la situation, elle remontent. Assez incompréhensible.

. A cela nous rajoutons un changement de perception des marchés : les bourses européennes avaient bien commencé l’année 2026, surperformant les marchés américains de 5% à 7%. Et depuis, malgré la fragilité et les risques économiques des Etats-Unis avec ce qui se passe, cette surperformance à complètement disparu, les investisseurs préférant se repositionner sur les Etats-Unis.

. Quant à l’Asie du Sud-Est, c’est a priori la zone la plus dépendante du pétrole du Moyen-Orient, mais ça n’a pas l’air d’inquiéter les investisseurs.

. Enfin, le VIX, « l’indice de la peur » : un étiage historique à 12 / 14 points, des grandes tensions par le passé jusqu’à 80 points (crise de 2009, Covid, etc…), mais depuis 3 mois, une amplitude limitée entre 15 et à peine 30 points, sachant qu’on est revenu aujourd’hui sur les plus bas niveaux depuis le début du conflit, autour de 17. Etonnant quand on voit les effets d’annonces d’hier pour forcer le passage du détroit, ou encore des drones envoyés par l’Iran sur l’Arabie Séoudite. Beaucoup de médias parlent de « simple guerre de communiqués ».

 

. Par contre, on peut noter :

     . Pour les devises, pas de variations importantes.

     . Avec la reprise de l’inflation, une tension persistante sur les taux longs européens et américains, qui, pour le coup, fluctuent dans un sens « normal » : tension = hausse des taux, et inversement. On notera une OAT française à 10 ans avec un rendement toujours tendu, entre 3,65% et 3,80%, mais avec un différentiel avec son homologue allemande qui se tient, autour de 70 points de base.

 

 

A votre disposition pour en rediscuter,

 

 

Bien à vous,

 

Pierre

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