FLASH marchés du 24 décembre 2025 |

Chers tous,

 

 

En cette veille de Noël, nous vous proposons notre dernière note de l’année. Un peu sous forme de rétrospective, mais aussi avec les derniers points.

Et nous vous proposons une note particulière : à la lecture quotidienne de la trilogie Les Echos / le Figaro / le FT, la rédaction de cette note nous a pris autant de temps que d’habitude, pour comprendre comment utiliser au mieux Perplexity ou ChatGPT, incluant le style de nos notes habituelles. Nous avons défini exactement les mêmes critères pour les 2 sites. Les résultats sont fascinants… Nous vous proposons donc ici la rédaction de Perplexity, qui nous a paru plus cohérente. Bien entendu, le document a été relu, et modifié.

 

Les marchés restent globalement porteurs en cette fin d’année, mais avec un niveau de nervosité élevé, coincés entre l’euphorie IA, les attentes de baisse des taux et une série de signaux d’alerte venus du crédit privé et de la politique. La FED et l’évolution des taux longs restent le vrai juge de paix, bien plus que les résultats – excellents – des géants technologiques.

 

Un marché qui veut encore y croire

Les grands indices actions terminent l’année sur des gains confortables : MSCI World autour de +19% (mais autour de 3% / 4% ramené en euro), EuroStoxx 50 proche de +17% et S&P 500 autour de +17%, preuve qu’on reste dans un marché porteur malgré les secousses récentes.

La volatilité s’est nettement détendue depuis le pic de fin novembre : le VIX est retombé vers 15–16 après avoir flirté avec 25–28 lors de la phase de doute sur l’IA et les taux, signe que le marché a choisi, pour l’instant, l’option « soft landing + baisses de taux ».

 

Décembre très correct pour les indices mondiaux

Décembre n’aura pas eu son « rally de fin d’année », mais a prolongé un bon cru 2025 : les grands indices mondiaux évoluent globalement sur des petits gains positifs sur le mois (ou, au pire, une performance proche de zéro), confirmant un marché qui « tient » malgré la digestion des hausses précédentes.

En Europe, CAC 40, DAX et EuroStoxx 50 grappillent encore quelques pourcents par rapport à fin novembre, sur fond d’accalmie de la volatilité et d’anticipation de baisses de taux en 2026, tandis qu’aux États‑Unis, le S&P 500 et le Nasdaq consolident plus qu’ils ne corrigent, après une année déjà très généreuse.

Les flux restent orientés vers les actions, en particulier sur les grandes capitalisations américaines et européennes, aidées par un dollar un peu moins fort et par l’absence de mauvaises surprises macro massives après la fin du shutdown américain.

 

IA, Nvidia et la tentation de la bulle

Les « Magnificent 7 » continuent de porter la performance, avec un Nasdaq 100 encore en hausse de plus de 20 % sur l’année, malgré une correction de plusieurs pourcents lors de la dernière vague de doute sur la survalorisation de l’IA.

Nvidia reste l’emblème de ce cycle : valorisation astronomique, multiples qui se sont normalisés autour de quelques dizaines de fois les bénéfices, mais sur un socle de croissance et de marges qui laisse peu de marge à l’erreur, surtout si la concurrence (notamment chinoise) accélère.

La psychologie de marché rappelle furieusement le début des années 2000 : tout va bien… jusqu’au jour où les flux tournent, avec un marché qui peut monter longtemps tout en étant objectivement cher, rendant le market-timing plus dangereux qu’utile.

 

Crédit privé : les fissures se multiplient

Le crédit privé est passé du statut de nouvelle frontière « sécurisée‑rendement élevé » à celui de principal sujet d’inquiétude, avec une multiplication d’articles et de cas concrets de véhicules en difficulté.

Des CLO exposés à des portefeuilles de prêts « sponsorisés » ont déjà déclenché des tests de « sur-collatéralisation, forçant à rediriger les flux vers les tranches seniors et, dans certains cas, à renoncer aux frais de gestion – ce qui est censé rester un mécanisme de dernier recours.

Le risque n’est pas tant un choc systémique immédiat qu’une lente montée du coût du risque, qui rogne la rentabilité de ces stratégies, augmente le coût de financement des entreprises les plus fragiles et peut, en cas de contamination, amplifier tout retournement sur les marchés actions.

 

Politique et fiscalité : le bruit de fond qui monte

Aux États‑Unis, la réélection de Donald Trump et sa politique pro‑dérégulation, en particulier sur la finance, la réglementation prudentielle et les exigences de fonds propres, laissent entrevoir une capacité de crédit très largement accrue pour les banques américaines, au détriment probable de leurs concurrentes européennes.

Par ailleurs, les derniers persiflages, décisions et déclarations de Donald Trump confirment une ligne dure, très peu « amicale » vis‑à‑vis de l’Europe, sur les plans commercial, réglementaire et financier. Voire un net durcissement, avec un mélange de sanctions symboliques, de chantage réglementaire et de pression économique :

 

Washington a déclaré ce matin persona non grata cinq personnalités européennes engagées dans la régulation du numérique, dont Thierry Breton, ex‑commissaire au Marché intérieur, en les accusant de « censure » au détriment des intérêts américains. Le message est moins juridique que politique : ce n’est plus seulement l’UE en tant qu’institution qui est visée, mais le cœur même de son logiciel de régulation (DSA, DMA) et ceux qui l’incarnent, avec la menace explicite d’élargir la liste à d’autres responsables européens.

 

Menaces directes contre les institutions européennes : depuis l’amende de l’UE contre X (environ 120 M€ pour non‑respect du DSA) et les sanctions antitrust contre les géants américains, l’administration Trump accuse Bruxelles de mener une politique « discriminatoire et harcelante » contre les entreprises US, et menace ouvertement de mesures de rétorsion.

 

Les pistes évoquées vont de nouveaux droits de douane ciblés sur des secteurs européens emblématiques (auto, luxe, industrie) à des sanctions contre des groupes tech européens, avec un discours moquant une Europe « sur‑réglementaire » qui « va dans la mauvaise direction ».

 

 

L’or qui n’en finit pas de monter

L’once d’or a repris une tendance haussière marquée en 2025, portée par trois moteurs classiques : la baisse (ou la perspective de baisse) des taux réels, les doutes récurrents sur la soutenabilité des dettes publiques, et le besoin de « filet de sécurité » dans des portefeuilles saturés de croissance/IA.

Le mouvement actuel est d’autant plus intéressant qu’il se produit alors même que les marchés actions sont proches de leurs plus hauts : l’or joue moins le rôle de refuge contre un krach imminent que celui d’assurance contre le jour où le jeu s’arrêtera et où la confiance dans la politique monétaire se fissurera.

Ce n’est pas un actif à « jouer » mais à détenir : une poche or (ou assimilés) raisonnable permet de lisser la volatilité d’un portefeuille très orienté actions et crédit, sans renoncer à l’exposition au scénario central encore favorable.

L’euro qui continue de monter contre dollar

L’euro a repris le dessus face au dollar, avec une parité EUR/USD qui a nettement remonté par rapport aux plus bas des années précédentes ; dans tes tableaux, on voit l’euro évoluer clairement au‑dessus de 1,15–1,16 (et même au-dessus de 1,18 ce matin).

Ce mouvement reflète surtout deux choses : la conviction croissante que la FED devra, au final, baisser plus vite et plus tôt ses taux que la BCE, et le retour de flux vers les actifs européens, soutenus par des économies jugées plus résilientes qu’anticipé, malgré le bruit politique.

Le Bitcoin qui a beaucoup corrigé

Après une séquence d’euphorie spectaculaire, le Bitcoin a connu une correction brutale, de l’ordre de 25% par rapport à ses récents plus hauts, rappelant que derrière le discours sur « l’or numérique » se cache surtout un actif spéculatif, à très fort effet de levier.

La mécanique est connue : des structures montées à crédit, des plus‑values mises en gage pour lever encore plus de dette, et, lorsque le marché se retourne, des appels de marge qui forcent à vendre dans le vide, accentuant la baisse et transformant une correction normale en dévissage.

Pour l’instant, l’impact reste contenu sur le reste des marchés.

 

 

 

À votre disposition pour en reparler,

 

Bien à vous, et surtout joyeuses fêtes de Noël et de fin d’année.

 

 

Pierre

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