FLASH marchés du 10 novembre 2025 |

Chers tous,

 

 

« Ça passe -pour le moment- » :

 

La résolution du Shutdown américain. Des 22 occurrences depuis 1976, c’est celui qui historiquement aura duré le plus longtemps (41 jours), et donc coûté le plus cher : on estime à 15 milliards de USD par jour, avec, vu la durée, un impact négatif à attendre sur la croissance américaine. On nous refait néanmoins le coup d’une solution temporaire, prochaine échéance en janvier 2026.

 

Dans le même temps, l’administration Trump devrait annoncer sous peu une dérégulation massive du secteur financier, au grand dam, bien entendu, des banques européennes. A la poubelle, probablement, les règles de Bâle III (qui étaient censées régir les banques à travers le monde), et qui imposent, entre autres, un renforcement des fonds propres.

On va aussi vers un allègement de la surveillance des risques liés aux risques climatiques, un allègement sur les contraintes de capitaux propres liées aux activités de marchés, bref de quoi redonner aux banques américaines des capacités monstrueuses de crédit, que d’aucuns évaluent à 2 600 milliards de USD… La fête risque de se poursuivre sur les marchés.

 

La poursuite de la montée des marchés, américains en tête et surtout Nasdaq. Il ne fallait pas plus que la fin du shutdown pour relancer les marchés aujourd’hui, même si on note tout de même un certain essoufflement depuis quelques semaines. Les arbres ne montent pas au ciel, et c’est particulièrement le cas pour le secteur de l’Intelligence Artificielle, qui atteint des valorisations stratosphériques.

D’une certaine manière cela nous rappelle les marchés de 2000, sur l’IT et la Tech, où les actions montaient quoi qu’il se passait, avant que le jeu de carte ne s’écroule. Il est intéressant d’ailleurs de lire, sur plusieurs semaines, la tonalité des médias économiques sur ce sujet de survalorisation.

 

Nvidia. Le bestiau vaut tout de même autour de 5 000 milliards (oui, cinq mille milliards) de dollars US de capitalisation. Soit 2 fois la capitalisation de toute la bourse de Paris (!), ou 1,5 fois le PIB de la France !!! Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’action ne vaut seulement que 42 fois ses bénéfices 2025, et seulement 29,7 fois ceux de 2026. Mais le risque de concurrence accrue, voire de réglementation antitrust existent.

 

La dégradation de la note de la dette de la France. Moody’s a été un peu plus clément il y a 10 jours, se contentant d’abaisser la perspective, et pas la note. On reste donc « AA-, avec perspective négative ». Le spread OAT française – Bund allemand à 10 ans reste bien bridé, autour de 78 points de base.

Et il faut dire que la France est bien aidée par la plupart des gérants mondiaux de fonds, qui détiennent de la dette, bien souvent avec des critères où « 2 des 3 agences de rating doivent avoir donné un minimum de AA- pour qu’ils puissent investir ». Vu que ça ne passe plus pour la France, et que lesdits gérants auraient dû se débarrasser des centaines de milliards de dette française qu’ils détiennent, alors ils ont renversé le sujet : la plupart ont cassé ce thermomètre pour abaisser ces critères, et hop ça rentre ! Nous vous mettons en annexe l’article des Echos du 30 octobre dernier, vous expliquant le tripatouillage (pardon, la nouvelle vision stratégique) des agences de notation.

 

 

« Ça va pas passer » ou « ça risque de pas passer » :

 

L’examen des droits de douane par la Cour suprême américaine. Et là, « c’est pas gagné » pour Trump, sur 2 sujets : avoir invoqué l’urgence de la situation ne suffit pas, et d’autre part il est rappelé que c’est aux Chambres de fixer ce genre de « détails », et certainement pas à l’exécutif, qui ne peut qu’impulser. Le risque, c’est un remboursement des droits de douane, estimés à ce jour à 80 / 100 milliards de USD, une paille. Sans compter l’impact politique qu’aurait une telle décision.

 

Dans le secteur automobile, 50 000 destructions d’emplois en Allemagne et 40 000 en France. Et nos élites de l’Europe qui ne réagissent toujours pas, alors qu’arrive une vague de submersion des voitures chinoises, BYD en tête.

Parce qu’on se rend compte que ce sur ce sujet, comme sur tous les autres où il y a pu y avoir quelques velléités de revenir en arrière de la part de la Commission européenne, passer une loi dite « omnibus » pour simplifier crée encore plus de complications…

 

On se tourne du côté des guignols de l‘Assemblée nationale française, où tout n’est que posture et où il n’y en a pas un pour rattraper l’autre. C’est la surenchère permanente, ça vitupère dans tous les sens, c’est le concours Lépine des idées saugrenues, et surtout beaucoup de postures des partis politiques en vue des prochaines élections. On devrait faire comme pour l’élection du Pape : un conclave, où l’origine remonte aux cardinaux qui n’arrivaient pas à se mettre d’accord, alors on les a enfermés jusqu’à ce qu’élection s’ensuive.

 

Tout en sachant que :

Le budget « dépenses » de l’Etat n’a toujours pas été passé à la question. Mais puisque on a monté les impôts et taxes de presque 40 milliards, l’idée doit être qu’alors, on peut probablement se passer de faire des économies.

Bon, admettons que ça passe. Ca part au Sénat. Et là, « selon toute logique », ça va pas passer.

Alors, Commission mixte paritaire, et vu les écarts idéologiques entre l’Assemblée nationale et le Sénat, « c’est pas gagné d’avance ». Sachant qu’en cas de désaccord, le dernier mot revient à l’Assemblée nationale.

Bref on aura peut-être un budget 2026 en 2027, ou, dans un avenir plus proche, un renversement du gouvernement Lecornu II !

 

 

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A votre disposition pour en rediscuter,

 

Bien à vous,

 

Pierre

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