Chers tous,
En vérité, rien ne se passe sur la résolution du conflit au Moyen-Orient. On vit toujours au gré des déclarations de la maison blanche, dont on commence à se rendre compte, s’il est temps, qu’elles ne sont que du vent.
Il y a 10 jours, « la signature d’un accord imminent » proclamé par Trump, qui n’était que de l’enfumage. Aucun n’accord n’avait été atteint.
Aujourd’hui, on nous annonce le dénouement pour ce week-end…
En fait, nous pensons que dans l’absolu, Trump se fiche d’un accord, voire souhaite que la situation d’incertitude reste la même. Ca lui permet d’avoir de nouveaux débouchés pour son pétrole américain, et pour le reste si c’est le bazar à l’extérieur, « on s’en fiche, voire ça nous arrange ».
Et d’ailleurs on le voit dans les couvertures médiatiques, le sujet n’est plus le sujet brûlant qui alimente toutes les unes, mais est bien souvent relayé en 3ème ou 4ème positions, après des sujets « de société » ou de fait divers.
Pas de commentaire, donc, si ce n’est que, pour les marchés, cela reste dans un couloir d’espoirs et de déceptions, qui se matérialise, pour l’exemple du CAC40, en de nombreux allers-retours entre 8000 et 8400 points.
Le tout dans un contexte économique qui se dégrade en Europe et dans le monde (les Echos de ce matin : « l’économie mondiale s’enraye », parallèlement à une inflation en hausse constante de 3,2% en Europe en mai en rythme annuel…
Jeudi 21 mai : les dernières statistiques concernant l’activité en France (le PMI, qui mesure l’activité du secteur privé), vient d’enregistrer son plus fort recul depuis 5,5 ans. En-dessous de 50 (on est passé en un mois de 47,6 à 43,5), ce qui signifie contraction importante de l’activité, liée, bien entendu, au conflit au Moyen-Orient. Les répercussions sont loin d’être encore pleinement intégrées dans les budgets… et les cours de bourse.
Et c’est reparti pour un tour ce matin avec les menaces de Trump sur les droits de douane en Europe, au nom de la lutte contre le travail forcé.
A noter la semaine prochaine l’introduction de Space X, sur une valorisation de 2 000 milliards de USD, et une levée de fonds de 80 milliards, en tordant le nez aux règlements du Nasdaq. Cf l’article de François VIDAL de ce jour dans les Echos : « introduction maudite annonciatrice d’une catastrophe ». Nous voulons bien parier que dans un premier temps, court, l’action montera, parce les gérants et les ETF auront besoin d’acheter des actions pour répliquer les indices dans leurs portefeuilles, quitte à atteindre une valorisation sans rapport avec l’entreprise. Alors gare à la chute…
Parallèlement, les augmentations de capital ou introductions en bourse s’annoncent massives dans le secteur de l’IA dams les semaines / mois qui viennent, sur des niveaux de valorisation difficilement soutenables : on attend quelque 400 milliards de USD dans les semaines qui viennent, dont 80 milliards pour Alphabet.
C’est beau notre Luxembourg. De tout temps, nous avons eu « l’index », comprendre l’indexation de nos salaires, pour tout le monde, à partir du moment où l’inflation dépasse un certain niveau. Et au vu de l’explosion, nous allons avoir une indexation le premier juin, et 2 autres vraisemblables au T4 2026 et au T2 2027, Chaque indexation est de +2,50%, mais c’est un jeu à somme nulle, puisque tout le monde augmente ses prix de 2,50%… Par contre c’est bien pour ceux qui se déplacent à l’étranger !
A votre disposition pour en rediscuter,
Bien à vous,
Pierre
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