« Habemus papam », ou « habere consensum », bref « nous avons un accord ». Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il est assez limité puisque l’enjeu majeur est l’achat par la Chine de quelque 200 milliards de USD de produits dans les prochains mois ; et cet accord contient aussi de nombreuses limites.
Cet accord dit « de phase un » maintenant entériné, le plus dur reste à venir et la suite des négociations devrait être assez tendue et délicate. Cela a permis de sortir la Chine, pour un temps tout du moins, de la liste américaine des pays dits « manipulateurs de devises ». Pas le cas de la Suisse a priori, voir
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Le consensus fait aussi foi sur les marchés, qui continuent de monter et estiment que le plus dur est derrière nous. Une fois de plus, le grand gagnant est le Nasdaq, et qui continue d’ailleurs aujourd’hui d’accroître son avance par rapport aux autres marchés. On note d’ailleurs la performance dingue de Tesla, 250 USD le 1
er novembre, 538 hier, soir un modeste gain de… +115,20% !
  
Si vous nous connaissez : ne boudons pas notre plaisir, mais nous nous montrons très crispés sur cette notion de consensus global qui montre que tout le monde est d’accord sur la marche du monde. Il faudrait être un peu contrariant, mais jusqu’ici cela ne nous aurait pas été très profitable.
Avouons qu’il est tout de même étonnant que dans ces marchés quasiment euphoriques, les 3 valeurs-refuges soient aussi au plus haut : l’or, qui continue de tutoyer ses plus hauts autour de 1550-1600 USD l’once, le CHF aussi, tant contre USD que contre EUR (+1% depuis le début de l’année), et les taux des obligations d’Etats souverains en Investment Grade, Etats-Unis / Allemagne / France.
 
Nous ne boudons pas notre plaisir et continuons à porter certaines des positions actions reprises il y a un mois, essentiellement sous forme de trackers sur indices. Nous restons à l’affût de baisse d’actions, dont une correction de cours permet de revenir sur la valeur : cela a été le cas cette semaine avec Unibail.
 
 Enfin, comme promis dans notre flash de la semaine dernière, un point sur les stratégies ISR / ESG : nous avons renforcé notre veille sur ce sujet particulier, considérant qu’il allait devenir au centre des préoccupations des investisseurs, voire une obligation réglementaire, imposée de près ou de loin par le législateur (voir à ce sujet notre note de la semaine dernière, sur les nouvelles normes en préparations concernant l’encadrement de la communication extra-financière, et plus particulièrement sur ces sujets). 
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Pour votre information, nous avons déjà investis une partie de nos mandats dans le fonds récemment lancé par la Française AM 2026 sur ce thème.
Nous sommes convaincus que les entreprises ayant une stratégie de transformation carbone seront mieux protégées contre les risques croissants de non-conformité réglementaires et climatiques impactant leur secteur et seront plébiscitées par les investisseurs conscients des enjeux climatiques. 
Les Accords de Paris prévoient, sur le long terme, de contenir l'élévation de la température de la planète nettement en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels. Dans ce contexte et pour répondre à l'environnement de taux bas, La Française lance La Française Carbon Impact 2026, un fonds obligataire à échéance avec une stratégie bas carbone. Cette nouvelle solution s'appuie sur deux expertises historiques du groupe : l'investissement responsable et la gestion à échéance.
 
La stratégie de La Française Carbon Impact 2026 vise à financer les acteurs économiques ayant une réelle ambition quant à leur transition énergétique, avec un objectif de réduction de leurs émissions carbone afin de lutter contre le réchauffement climatique.
Les solutions d’investissement sont toutes de SRRI 3 (sur une échelle de 1 à 7, 7 étant le plus risqué).
Par ailleurs, le fonds La Française Carbon Impact 2026 intègre des critères ESG (analyse de la compatibilité d’émetteurs avec la transition énergétique).

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