D'un coup d'un seul, l'horizon vient de s'éclaircir : trêve entre Etats-Unis et Chine, et vote en Grande-Bretagne :
- personne n'est totalement dupe de la trêve commerciale, vantée aux Etats-Unis comme une très grande victoire permettant la non-application de nouveaux droits de douane le 16 décembre dernier, mais prise avec beaucoup de recul et surtout de prudence et de doutes par les autorités chinoises (voir la
headline des Echos, du lundi 16 décembre)
- pour la Grande-Bretagne, la large victoire des Tories laisse la place à la réouverture de négociations avec l'Europe, qui vont donc avoir lieu en un temps record, non seulement sur la sortie elle-même, mais aussi sur les relations futures. Paradoxalement, la victoire de BoJo avait suscité de grand espoir, tirant la livre sterling à 1,35 contre USD, pour refluer très nettement devant la perspective du travail à faire.

D'un point de vue économique, « le ciel s'éclaircit [aussi] sur la croissance mondiale ».

Et ces 2 sujets solutionnés, ainsi que l’éclaircie, sont donc les 2 points qui poussent les marchés vers de nouveaux plus hauts. Tous les marchés actions sont en hausse de 1 à 3% sur les 7 derniers jours ; l’or avait reflué sur des niveau de 1470 USD l’once, mais reste sur ces niveaux depuis quelques jours ; pas de mouvement particulier sur les taux ; et pas de mouvement notable sur les devises, hors livre sterling mentionnée ci-dessus, et peut-être hors CHF qui se renforce très légèrement contre EUR et USD (voir notre habituel tableau).


Paradoxalement, ce mouvement haussier de marché risque de continuer pour la fin de l’année et dans les premières semaines de 2020.

Pour cette raison, nous avons encore renforcé, en fin de semaine dernière, la position tactique prise il y a quelques semaine, en ETF sur CAC40, DowJones, et Nasdaq. Pour le reste, nous avons a contrario pris quelques bénéfices, par ventes totales ou « écrêtage de positions », sur des actions ayant particulièrement monté cette année, type Vinci, Axa. Pas forcément envie de couper les bancaires américaines, malgré les performances, ou encore les LVMH et Nestlé.


Il reste la réforme des retraites, en France, où 11,2% de grévistes, ce mercredi, emmerdent encore, pour le 12ème jour, 100% des gens, tout cela pour défendre leur propre pré-carré, sous couvert de la défense des retraites des générations futures. 2 remarques :
- En fait, à bien y regarder, les syndicats bloquent ceux qu'ils sont censés défendre et qui ont besoin, plus que tout, d'aller travailler tous les jours. Pour les autres, on prendra de la RTT, on travaillera à la maison, bref on s'organisera sans heurt
- Les gens ont intuitivement bien compris qu'en-deçà d'un certain âge, il n'y aura plus d'argent, à terme, pour payer les retraites. L'illusion est soigneusement entretenue qu'on y aura tous droit, mais c'est quand même mal parti... Peut-être est-ce pour cela que la France défend le fait que l'endettement sur PIB peut rester à 100%, voire plus. Nous parlions récemment de "pourquoi pas 250%, vu que les taux sont à 0 ou en négatif" ? Et quand il faudra assainir les finances publiques, l'Etat fera faillite, comme il l'a déjà fait par le passé, à plusieurs reprises.
Au moins, les retraites auront été payées, mais peut-être que la politique, in fine, est l'entretien du leurre et l'accès garanti à un idéal... Attention aux réveils douloureux, mais ça c’est dans longtemps et ça ne va pas gâcher la magie de Noël !


Dans le calendrier, les 2 mercredis suivants tombent les 25 décembre et 1er janvier. Nous nous arrangerons, en cas d’actualité impactante, pour rédiger quelque chose le vendredi 27 décembre ou le vendredi 3 janvier. Au plus tard, nous reprendrons le rythme habituel à partir du mercredi 8 janvier.

Indices Performances Points Marchés