Les 7 jours passés ont été assez mitigés sur les marchés mondiaux : grosso modo, entre -1% et +1%, on parlera plutôt de volatilité des marchés, au gré des nouvelles sur les 4 sujets qui préoccupent les marchés en ce moment : Etats-Unis, le Brexit, la Turquie / Syrie et les Kurdes, et enfin l'Iran.
Gageons qu'avant la fin de l'année, le sujet de la suite des négociations du deal commercial états-Unis Chine va refaire surface.
Vous aurez aussi noté que le retrait surprise des Etats-Unis du nord de la Syrie a eu pour conséquence l'éjection complète de la présence militaire des forces occidentales, pour offrir sur un plateau la région à la Russie, qui n'en demandait pas tant. La Turquie a désormais les coudées franche dans la région.


Aux Etats-Unis, l'objectif caché des démocrates est désormais probablement plus de mettre Potus en position de ne pas se représenter en 2020 que d'aller au bout de la procédure d'impeachment, tant la procédure est longue. On a atteint un pallier de plus, hier soir, avec la déclaration d'un chargé d'affaires américain en Ukraine, relatant clairement les conditions d'un "deal" conditionnant le déblocage de l'aide à ce pays à l'ouverture d'une enquête sur le fils d'un candidat démocrate.

Pour le Brexit, rien de nouveau, si ce n'est la montée de l'exaspération depuis les votes des derniers jours. Une avancée hier soir et ce matin, sur l'obligation pour BoJo de demander un report, et les dernières rumeurs en provenance des institutions européennes qui accorderaient un report technique de quelques jours. En attendant, la livre Sterling se comporte très bien, et maintient son rebond constaté la semaine dernière.


En attendant, sur le front économique, on note les sorties de statistiques récentes qui montrent de manière récurrente un ralentissement coordonné et simultané de toutes les économies à travers le monde. Ainsi que quelques articles.
L'un d'entre vous, travaillant dans le milieu de l'acier, a toujours attiré notre attention sur le fait que les annonces d'activités économiques des sidérurgistes doivent être scrutées à la loupe, car il s'agit du tout premier maillon de la chaîne de production, et sont autant la résultante d'une situation de consommation en berne que l'augure de ce qu'il peut advenir quelques semaines / mois plus tard, en fin de chaîne. Voir
l'article joint sur les sidérurgistes.


Au cas où l'on essaie d'identifier la bulle actuelle qui menacerait d'éclater, il peut y avoir les sujets suivants, outre les traditionnels "encours de cartes de crédit aux états-Unis", ou bien les « titrisations de prêts étudiants aux Etats-Unis" :
. la perte de confiance des banques entre elles, comme relevé dans notre point de la semaine dernière ? La FED a encore injecté presque 100 milliards de USD en repo hier
. la dette des entreprises, "un talon d'Achille mondial" (voir
l'article des Echos)
. l'assurance-vie en France, et ses fonds en Euros à taux et capital garantis ? Après Arkéa avec suravenir, c'est au tour de la Mondiale, ce matin, d'annoncer une augmentation de capital de 500 millions d'euros (
cf article)
. on parle ce matin de WeWork, avec une analyse de François Vidal, dans les Echos : "il y a les dégâts collatéraux que pourrait provoquer le crash de WeWork. La vaporisation des subprimes dans les bilans des banques et dans les portefeuilles des gestionnaires d’actifs a eu les conséquences que l’on sait. Dans le cas de la start-up new-yorkaise, les ramifications sont à chercher du côté de l’immobilier. Sa croissance éclair en avait fait un acteur majeur de l’immobilier de bureaux dans de nombreuses métropoles mondiales. Que va-t-il se passer désormais à New York et à Londres où la société occupait la première place ? Et à Paris, où, selon un expert, un tiers des baux commerciaux signés ces derniers mois l’étaient par la start-up new-yorkaise... "


En attendant, l'ouverture du bal des publications pour le 3ème trimestre 2019 va donner le ton, et fixer probablement le cap pour les 3 derniers mois boursiers de l'année 2019. Nous gardons le nôtre pour le moment, à savoir de porter les positions, avec une attention extrême à toute alerte, pour désinvestir les portefeuilles.


Indices performance pour points marchés