Qui est encore sur la première marche du podium sur les 7 derniers jours ?! Le Nasdaq, bien entendu ... Petite hausse, certes, mais vous constaterez que le fichier joint des performances sur 7 jours glissants affiche des performances rouges (du rouge légèrement négatif en Europe, au rouge vif sur les marchés émergents).
Pour l'anecdote, le S&P500 s'est rapproché à 4 points du niveau symbolique des 3000 points.

Il est étonnant de constater que dans ces marchés en correction, le trio de valeurs refuges (Or, obligation 10 ans US, et franc suisse) a aussi dévissé, et de manière assez lourde pour 2 d'entre elles :
. les taux US à 10 ans sont repassés de 1,96% à 2,12%. La remontée est encore plus forte sur la 2 ans, passée de 1,70% à 1,92%
. l'once d'or est repassée sous les 1400 USD, en baisse de près de 3% sur une semaine. Il faut dire que la forte hausse avait de quoi susciter les prises de bénéfice.


L'autre "gagnant" de la semaine est le USD, qui monte contre la plupart des autres devises. De quoi encore déclencher l'ire du président des Etats-Unis (lire article
ici), qui veut déclencher la loi du Talion pour les pays qui seraient soupçonnés de manipuler leur devise. Mais cette sortie n'est-elle pas en elle-même une intox ou manipulation ?!


L'explication tient probablement dans le chiffre de l'emploi US de vendredi dernier, bien meilleur que prévu, qui va certainement voir la FED passer son tour pour baisser les taux, alors que certains pensaient que l'on aurait droit à -0,50% très rapidement. Dans ce contexte, l'intervention ce jour de Jerome Powell, patron de la FED, devant la Commission Bancaire de la Chambre des Représentants, est un peu redoutée par les marchés. Une chose est sûre : si Jerome ne baisse pas les taux lors de la prochaine réunion de la FED, il va encore se prendre une soufflette de la part de Donald !

Le pire n'est donc jamais sûr, mais la situation économique reste fragile en Europe :
. La dette française à 10 ans était passé en territoire négatif sur les cotations en secondaire, mais, nouvelle étape, l'Etat français a effectué jeudi dernier une levée de dette à 10 ans à taux négatif. (Lire article
ici.)
. Cette spirale de taux négatif a d'ailleurs suscité une réaction de l'AMF (Lire article
ici) "s'inquiétant que les indices [boursiers] soient dopés par la faiblesse des taux d'intérêts"
. En Allemagne, un décrochage important (-8,60% sur un an) des commandes industrielles en mai, faisant renaître des craintes de récession pour la rentrée.


Nous avons parlé la semaine dernière de la japonisation de l'économie européenne ; Signe des temps, Les Echos ont sorti mercredi dernier un entrefilet (lire article
ici) sur les gérants européens qui sont en train de se pencher sur les gagnants japonais boursiers, dans un contexte de 25 ans de taux à 0%.