« New York tousse, et c’est l'Europe qui s’enrhume ». Tout est parti en fin de semaine dernière sur une situation politique qui devient précaire aux Etats-Unis, pour être confirmé avant-hier par une donnée macro-économique qui a vite refroidi tous les esprits, l’indice ISM manufacturier américain, à son plus bas niveau depuis 10 ans, et sorti bien plus en retrait qu’attendu.
Et pourtant, l’impact boursier se fait bien plus sentir en Europe qu’aux Etats-Unis ou en Asie. Les marchés européens perdent entre 3 et 4% sur une semaine, quand les Etats-Unis sont entre -2,50% et -2,80%.
Dans la même veine, qui dit chute des marchés actions dit « flight to quality », et les taux américains, sur toute la courbe, se sont littéralement écroulés de 18 centimes ces 2 derniers jours.

D’autres éléments sont bien moins compréhensibles dans ce contexte de défiance : un CHF en baisse, et l’once d’or qui, même si elle a fortement remonté ces 2 derniers jours, reste en retrait de 2% d’une semaine sur l’autre.


Nous aurions tendance à penser que nous sommes dans les premiers soubresauts d’une fin d’année qui s’annonce encore plus volatile, entre risques politiques, et données macro-économiques qui, jour après jour, montrent le fort ralentissement économique tant redouté.
A cela on rajoute un élément complémentaire de guerre commerciale, où l’OMC a donné son feu vert aux Etats-Unis de taxer Airbus à hauteur de 7,5 milliards de USD pour l’histoire des subventions illicites… Les états européens d’apprêtent à leur tout à saisir l’OMC contre Boeing…

Indices performance pour points marchés