Plus ça va, plus on rentre dans le dur. Et plus on a de sujets, complètement différents, visibles à tous ce que nous avons relevé dans la presse depuis 7 jours : géopolitiques, stratégiques, économiques, marchés, entreprises, etc... :

Ce n'est pas le simili premier accord Etats-Unis - Chine qui va nous permettre d'y voir plus clair, tant il semble qu'il soit de façade, renvoyant à un accord ultérieur qui n'est pas prêt de voir le jour. Ce premier accord avait le mérite de justifier la non-application des hausses de droits de douane qui aurait dû être mises en place hier.
La déclaration lundi de Trump nous a rassuré : "
Il y a eu beaucoup de frictions entre les Etats-Unis et la Chine, mais maintenant, c’est un festival d’amour". On en pleurerait de bonheur, si ce n'était l'incongruité de la situation.

Idem pour la décision de se retirer de la Syrie, et les nombreux retournements de veste qui se sont ensuivis : "attention les turcs si vous attaquez", puis inscription sur des listes américaines de personnalités turques indésirables, puis hausse de ton de la part des turcs, puis alliance des kurdes avec les syriens, contre toute attente. On en pleurerait aussi, mais de rage cette fois, eu égard à la poudrière qui se remet en place dans la région, et... à la libération des membres de l'EI.

Il semblerait que les marchés (européens, tout du moins) se satisfassent plus en ce moment de l'idée d'une possibilité d'un hypothétique début d'avancement sur un pré-accord entre européens et le royaume-Uni. La livre sterling a regagné plus de 5% depuis, à 1,28 contre USD.

"Personnellement", nous trouvons assez inquiétantes les interventions multipliées de la FED américaine pour fournir des liquidités à court-terme au marché et aux banques. On nous dit qu'il s'agit d'un fonctionnement normal du marché, mais on pourrait aussi y voir ce que nous avons vu en 2001 et 2008 avant les crises et corrections, c'est-à- dire une défiance entre les banques à se prêter entre elles. Voir l'article des
Echos de vendredi 11 dernier. A suivre de très près.

Autre sujet à suivre : crédit mutuel 
Arkéa qui renfloue sa filiale assurance-vie Suravenir de plus de 500 millions d'euros. Faut-il y voir un signe des premières difficultés des contrats en euros dans ce contexte de taux bas, contexte amené à durer ? A lire en parallèle avec les réflexion affichées publiquement d'Allianz et Generali souhaitant arrêter les contrats en Euro.

A contrario, les marchés restent de marbre, ou tout du moins affichent une volatilité moindre, ou encore attendent les vraies décisions finales avant de se réjouir ou de pleurer. Ils sont en pleine forme. Sur les 7 derniers jours, vous constaterez sur notre tableau habituel que les grands indices mondiaux sont en hausse de 4 à 5%.
Et que les valeurs-refuge, CHF et Or, ont bien baissé, entre 1 et 2%.

Dans le contexte de relais de performance, avec un monétaire et un obligataire en taux négatifs, et  des actions risquées, la tarte à la crème de ces derniers mois a été le non-coté / Private Equity. Nous vous proposons un très bon article
des Echos sur une analyse très fine de Serge Weinberg ; nous en retenons 2 idées :
1. paradoxalement, la chute des taux survalorise de manière incohérente ces entreprises en regard de la forte décélération de l'économie
2. Nous parlions récemment des Banques centrales jouant les pompiers pyromanes : c'est aussi la thèse défendue, dans laquelle, au mieux, ces stimuli ne servent à rien, mais, au pire, que les banques centrales se trouvent fort dépourvues quand la crise fut venue.

Alors nous poursuivons la même stratégie de détention des actifs, puisque cela porte ; même si nous restons sous-pondérés en actions, histoire de défendre la performance acquise depuis le début de l'année, au cas où... Un merci particulier au fonds H2o Multibonds, qui contribue grandement aux performances, avec un retour sur les plus hautes VNI  vues .

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