Sur plein de sujets, on arrive à un tournant :

. Après l’allocution du Président Macron hier, on prend les mêmes et on recommence. Pas de reconfinement, juste un couvre-feu, parce que le virus n’est actif qu’entre 21h00 et 6 heures, et seulement dans les sphères privées et familiales. L’Allemagne est, elle aussi, en train de prendre des mesures.
Pas étonnant donc que les marchés européens baissent fortement ce matin, aidés, il faut bien le dire, par un double effet en provenance des Etats-Unis : l’abandon du vaccin par Johnson & Johnson en début de semaine, et le report aux calendes grecques (ie « après l’élection ») d’un accord entre démocrates et républicains sur le montant du plan de relance.

. Sur les marchés, on note plutôt une déception générale pour les résultats des entreprises au T3 2020, qui commencent à sortir ; sauf quelques stars à la Goldman Sachs.

. On nous dit que les banques européennes placent leur liquidités en achetant tellement de leurs dettes gouvernementales nationales qu’elles en deviennent surexposées et que cela pourrait réveiller les craintes d’une crise systémique.

. L’endettement : « si ça continue, va falloir que ça cesse ». On ne compte plus les milliards, dizaines de milliards, centaines de milliards injectés par la France (phénomène identique dans les autres pays). 568 au total à la semaine dernière, depuis le début de la crise, en plans de relance, report de dépenses, garanties, paiement du chômage, mais non compris le commissariat de Champigny-sur-Marne à refaire, suite à l’attaque au mortier de feux d’artifice ; mais là, nos élites nous ont rassurés en nous disant que les sauvageons seraient punis, et qu’une loi contre lesdits mortiers allait être étudiée. C’est honteux.

Et l’addition (addiction ?) de dette est
a priori loin d’être finie, vu que l’activité est de nouveau en train de caler, et Covid nous oblige à rester chez nous. Ca continue d’ailleurs gentiment dans la cacophonie gouvernementale, où le Premier Ministre affirme le 12/10 à 8 heures qu’il convient de rester chez soi, prudent, distant, pendant que le Ministre du Tourisme Lemoyne, 3 heures après, demande aux français de réserver absolument des logements pour leurs vacances de Toussaint, « de toute façon ils pourront annuler gratuitement » (« croix de bois croix de fer si j’mens j’vais en enfer » ; oui oui, bien sûr…).

Vous conviendrez que dans tout ce flux d’approximations et d’amateurisme, on en devienne parano et qu’on désespère de nos gouvernants. Ca va mal finir, cette histoire, d’autant que, comme on l’a toujours pensé, on ne commence à rentrer vraiment que maintenant dans le dur, ce qui se ressent dans le news flow :
- Inquiétante aggravation du déficit commercial (cf article des Echos, joint)
- Ce n’est pas franchement la fête des bancaires, mais ça on le savait : la filiale française de HSBC est à vendre pour l’euro symbolique, plus un chèque de 500 millions pour aider l’éventuel acheteur qui s’y collera ! Pour la Société générale, nous nous posions la question d’y rentrer vers 9 euros, mais plus ça va, plus on a l’impression, avec la mise en vente des actifs et l’arrêt d’activités, qu’on est dans une logique de run-off et de « le dernier qui sort éteint la lumière et ferme la porte ». Alors dans le doute, pour le moment, on s’abstient
- Allemagne : forte baisse du moral des investisseurs. Cf article joint, la baisse est vertigineuse
- Les traiteurs au bord du précipice
- Etc…


Rien de particulier à rajouter sur la gestion de nos mandats ; Comme mentionné la semaine dernière, nous nous posons la question de couvrir les positions en USD ; ne serait-ce que sur l’élection américaine, voire à plus long terme en fonction du résultat.

Références: