3 choses à retenir de cette semaine écoulée, marquée par un optimisme à tout crin :
 
. Ca déconfine de partout, plutôt bien, sans trop d’anicroche : les 100 km sont en passe d’être supprimés, nos terrasses de café rouvrent aujourd’hui à Luxembourg, sous un soleil radieux, et les marchés sont résolument dans le vert. Sur la semaine passée, hormis Hong-Kong, les performances sont autour de +3%.
 
. A l’inverse, la tension qui se réinstalle entre les Etats-Unis et la Chine ne parvient pas à prendre le pas sur cet optimisme : et pourtant les sujets de dispute peuvent être nombreux. Hormis les droits de douane, le cas de Taïwan revient sur le devant de la scène, un nouveau durcissement de la législation à Hong-Kong, etc… Avec à la clef des menaces subliminales de Trump sur les sanctions auxquelles il dit réfléchir et qu’il souhaite annoncer avant la fin de semaine. On parle de liste de personnes interdites d’entrée aux Etats-Unis, de sanctions contre des entreprises et des personnes, etc…
 
. Et paradoxalement, le flux de mauvaises nouvelles, à terme, n’a jamais été aussi important (mais ce n’est pas le sujet en bourse en ce moment). Tout se passe comme si on pouvait espérer avoir un été à peu près normal, mais avec une rentrée qui risque d’être très difficile, à tous les niveaux : économiques, sociaux, financiers. Et pourquoi pas sanitaires avec une 2
ème vague de l’épidémie ?
Et encore, les premières estimations de l’impact économique pour le 2
ème trimestre 2020 commenceront à sortir début juillet. L’Insee prévient aujourd’hui que la chute du PIB, pour ce seul T2, serait de l’ordre de 20% ! Et un impact de 8% annuel. Certes, la remontée pourrait être aussi soutenue, au moins dans un premier temps, mais on mettra des mois ou des années à retrouver le niveau d’avant la crise.
Comme on en parlait, on arrive au moment où l’Etat va progressivement réduire son soutien, et donc les entreprises se retrouver en première ligne (voir l’article joint du FigEco du 26 mai sur le tsunami attendu pour les dépôts de bilan et licenciements économiques). La participation de l’état au financement du chômage partiel va être encore réduite dans les jours qui viennent.
 
En France, le plan de l’automobile annoncé hier déchaîne déjà les passions. On en parlait la semaine dernière, des usines vont fermer, et déjà le bras de fer avec les syndicats promet de laisser des traces.
 
 
Vous trouverez en annexe un article étonnant, ou détonnant, sur la question que se pose la BCE d’annuler la dette des états qu’elle rachète (la dette, pas les états !). On parle d’effacement ou de conversion en titres perpétuels, c’est de la magie ! C’est sûr que si l’argent ne produit pas d’intérêt, et qu’en plus il n’y a plus de valeur, on peut se demander où on va. Misons alors sur les actions, et parons-nous d’une dévalorisation totale par inflation monstrueuse (cf d’ailleurs la conclusion de l’article) !

Références

Indices - Performance pour point marchés
FigEco - Dépôts de bilan
Les Echos - BCE et dettes