C'est l'histoire du Luxembourg, qui a pris le taureau par les cornes, a distribué très rapidement, en avril dernier, 50 masques par personne, a adopté des mesures contraignantes de confinement et de social distancing, a rouvert prudemment ses restaurants dans des conditions imposées d'hygiène, et a aussi mis en place depuis 3 semaines une politique de dépistage à grande échelle. Quelle erreur ! Forcément, les cas asymptomatiques ressortent et les statistiques explosent.
Et arriva ce qui devait arriver : la Sarre allemande nous impose une quatorzaine depuis hier soir, la Rhénanie-Palatinat depuis ce matin, etc...
 
Et il se murmure que la France s'apprête à faire la même chose vis-à-vis du Luxembourg à partir de jeudi, minuit. Ca va être rigolo pour les 200 000 travailleurs frontaliers de France, Allemagne et Belgique !

Et pendant ce temps, les comportements en France oublient toute prudence. Dans le Sud (de la France), on vous regarde bizarrement si vous portez un masque, surtout les serveurs dans les restaurants... Dans le métro parisien, c’est fou…
 
Le concours de l’idée la plus saugrenue, ou de la posture, est reparti chez nos politiciens : notion "d'espace public clos", port du masque à partir du 1er août (et pourquoi pas tout de suite ? mais notre Ministre de la Santé, Olivier Véran, a justifié [cette date] par une nécessaire "période d’appropriation" de cette "nouvelle doctrine". Je ne comprends ni le mot ni la définition ! Mets ton masque, et on en discute après !).
 
Prime spéciale à la décision la plus incohérente / inconsistante / incongrue, pour ne pas dire autre chose, prise par un député-maire du Sud de la France : les rassemblements de plus de 5 000 personnes sont interdits en France, mais "il est plus raisonnable de les limiter à 2 500 personnes". C'est sûr que ça change tout ! Et pour être sûr qu’on assure bien le transport et la transmission du virus, Disney rouvre ses portes aujourd’hui.
 
 
Tout cela pour dire que quand on voit les efforts que fait notre petit pays, le Luxembourg, sans réussir à contraindre le virus, on voit mal comment la France, sans ordres précis et dans une organisation toute gauloise, pourrait échapper à une seconde vague voire à des reconfinements. La seule chose à retenir, c’est que cette histoire de Covid est très loin d'être terminée…
 
 
Sur le front « élection américaine », les choses se cristallisent pour le moment. Pas de nouveau sondage, Trump serait toujours à la ramasse, mais avec sa conférence improvisée d’hier, on apprend par vérité alternative que « les vrais sondages cachés sont très très bons [pour lui] ». En attendant, les marchés ne vont pas tarder à s’intéresser aux conséquences de l’élection du démocrate ou du républicain.
 
 
Les marchés se sont à peu près stabilisés, dans une volatilité qui reste importante. Dans les 7 jours passés, un peu de hausse en Europe, plus encore aux Etats-Unis ; une mention spéciale pour TESLA, qui valait 400 USD en mars dernier, et qui a ouvert hier en hausse de 20%, par rapport à la veille, à 1800 USD ! L’action, à hier soir, fait quand même presque x4 sur l’action en 4 mois…
Hors Japon, les marchés asiatiques subissent une correction un peu plus marquée, de l’ordre de 3%, en lien avec le récent « crash haussier » (+15% en quelques jours) qui a contraint les autorités chinoises à quelques menaces de douches froides…
On commence à rentrer dans le vif du sujet avec les premiers résultats des entreprises pour T2 2020. Article intéressant sur Zonebourse, dont le titre parle de lui-même : 
https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Wall-Street-ignore-l-avertissement-des-banques-et-finit-en-hausse--30924322/. Les résultats promettent d’être disparates et nous réserver encore des moments de volatilité.
 
 
 
En terme de gestion, on ne bouge pas. Pas de renforcement de la partie actions, pas de couvertures, non plus, de ces positions. Et il est vraiment l’or de garder notre or, Messignors !
 
 
Dans l’un des articles joints, un joli record pour Singapour, avec une baisse de PIB de 41,2% pour T2 2020 !
 
 
Dans ce contexte de stabilisation des marchés, d’été qui est là, nous allons espacer nos notes hebdomadaires, pour les rédiger toutes les 2 semaines ; sauf, bien entendu, évènement ou information importants.


Références

Indices Performances pour point marchés

Les Echos - Faillites
Les Echos - Récession