« Yalaa », comme le disait Soeur Emmanuelle ! :
- du vert comme rarement vu, entre +1 et +2% sur les 7 jours glissants, et ça continue ce matin
- des économies résiliantes et pas disposées à entrer en récession tout de suite, comme on nous l’annonçait
- des résultats des entreprises bien plus meilleurs que prévus, avec de très très bonnes surprises. Il est rare de voir des entreprises du CAC40 prendre plus de 7,50% en une seule séance de bourse.

- dans la série des montagnes russes sur les discussions Etats-Unis - Chine, quelques déclarations positives ces derniers jours, et encore ce matin : « Pékin et Washington se sont mis d'accord ces deux dernières semaines pour lever par étapes les taxes supplémentaires que les deux pays se sont mutuellement imposées ces derniers mois, a déclaré le ministère chinois du Commerce, précisant que les discussions se poursuivaient sur la première phase de cet accord » (Zonebourse). En fait voilà l’idée : l’accord qu’on attend ne portera que sur la suppression des taxes mises en place depuis un an !

Sur le plan politique internationale, on a connu Donald Trump plus disert et plus prompt aux tweets, mais le news flow fortement négatif de ces derniers jours, couplé à son entrée en campagne plus rapide qu’anticipé initialement, modifie probablement les comportements. On n’est pas à l’abri d’une accélération de la procédure d'impeachment, avec les retournements de vestes qu’il y a eu la semaine dernière sur l’Ukraine (« ah oui, je me rappelle maintenant des SMS que j’avais envoyés", sic !). D’autant qu’on arrive en procédure publique et que les américains, dans leur ADN, ne supportent pas qu’on mente.. Et en plus les premiers revers électoraux des Républicains sont en train d’arriver.


Même si nous devons rester prudents, toutes ces nouvelles économiques et la mise en sourdine du buzz politique expliquent le mouvement boursier, avec une remontée du goût du risque et un dégagement relatif du trio de valeurs-refuges.

Ajustons un peu notre scénario sur la fin de l’année : novembre, statistiquement, n’est pas trop un bon mois, mais on en a déjà fait le quart, rien que dans le sens de la montée. Et décembre, statistiquement aussi, est plutôt un bon mois, dit « de rallye de fin d’année ». Et comme l’année dernière il a été (très) mauvais, on peut peut-être espérer un « rallye de fin d’année du rallye annuel de 2019 ».
Espérons juste qu’un pétard, même mouillé, ne mette pas le feu aux poudres. Parce qu’il reste tout de même des nuages à surveiller : le nucléaire iranien, etc…
Et que ce matin le FMI revoit à la baisse ses prévisions de croissance en Europe. Notez, +1,2% en 2020 au lieu de +1,3%...


L’idée du moment : on renforce les actions, « de manière simple », c’est-à-dire par futures ou trackers sur indices (CAC40 / Eurostoxx / DJI / Nasdaq), pour 10/15/20% des portefeuilles en fonction du profil de risque de chacun, et couplant ces achats par la mise en place simultanée d’un stop loss 4 ou 5% en-dessous, pour limiter la perte si les marchés décrochaient.

Article joint : un seul aujourd’hui, sur la monétisation par la FED du déficit fédéral américain. Affaire à suivre

Indices performance pour points marchés