Encore et toujours autant de volatilité, sur les marchés comme les annonces, ou sur l’évolution de l’économie. On avait prédit une chute de 8,7% de la croissance en Europe en 2020, on devrait finalement être autour de -5%. Par contre, la remontée promet d’être longue et difficile, dans un contexte ou au-delà des couvres-feux, des reconfinements locaux se murmurent, essentiellement en Europe, à l’heure où la Chine a déjà tourné la page, et où l’activité rebondit fortement aux Etats-Unis.
 
 
Nous n’allons pas prendre de position actions à quelques jours de l’élection présidentielle, mais on peut parier que quel que soit le résultat, hors énorme surprise (raz-de-marée démocrate à 70%, hold-up ou coup d’état républicain), cela ne changera pas grand-chose, dans le sens où ce qui est aujourd’hui sur le devant de la scène, c’est bien le soutien à l’économie et le redémarrage post-covid, et certainement pas un classique débat « politique monétaire vs politique budgétaire »
Peu importe, somme toute, la couleur, rouge ou bleue, et on nous fait encore saliver sur le mode « parviendront-il à s’entendre avant l’élection ? ». Quel suspense, quelles postures, quelle hypocrisie et quelle ignominie pour les gens qui en ont besoin, parce que entre 1 550 et 2 200 milliards de USD, il y a tout de même matière à s’entendre.
 
 
De toute façon, les Etats, Supranationaux, et leur bras armé les Banques Centrales sont là pour assurer la liquidité et le redémarrage, « whatever it takes ». 2 faits auront été marquant en Europe cette semaine :
-       Les taux gouvernementaux italiens et grecs ont atteint des plus bas historiques jamais enregistrés, aidés en cela par les rachats massifs de leur dette par la BCE
-       La Commission Européenne a émis hier 2 souches d’emprunt, les toute premières de son histoire, pour un montant total de 17 milliards d’euros. La demande s’est élevée à… 233 milliards d’euros ! Preuve s’il en est de la force de l’Europe (notée AAA), mais preuve aussi d’un sentiment de recherche de sécurité absolue et de peur de l’avenir : la 10 ans s’est vendue à -0,23% de rendement… Sympa de placer son argent en acceptant qu’il soit rogné chaque année.
 
 
Brexit, no comment, nous renonçons à envisager l’issue. Notons simplement que les rodomontades de BoJo n’auront pas suffi, et qu’il a été contraint de revenir sagement s’asseoir à la table de travail.
 
 
Cette volatilité est toujours aussi présente sur les marchés. Sur les 7 jours passés, on est dans le rouge sur tous les indices, y compris le Nasdaq, au-delà de -3%.
Malgré une tentative de reprise, le dollar poursuit sa glissade, autour de 1,1850. Et quelle que soit l’issue du scrutin américain, et au vue des montagnes de dettes « à créer », cela nous renforce dans l’idée de devoir couvrir les positions en USD, pour inhiber le mouvement de dévalorisation au sein des portefeuilles.
 
 
Au vu de l’approche de l’élection, pas de modification de stratégie de nos portefeuilles. Mais gardons en tête cet présence et ce soutien massif et permanent des Banques Centrales. On notera, qu’à partir de T1 2021, les effets de base de toute comparaison sur l’année passée, donc T1 2020, vont devenir particulièrement attractifs. Quand bien même, d’ailleurs, les comparaisons pourront être difficiles à analyser et à décrypter.


Références: