Ou en étions-nous ? Ah oui, quelques points de repères :
-       La rentrée s’annonce « étonnante », ou détonnante. On a toujours la Covid (vous aurez remarqué que la maladie a changé de sexe pendant l’été, la décision la plus capitale qui ait dû être prise), mais on travaille à distance, on ne sait pas trop bien comment ça va se passer. On a toujours les mêmes litanies de chiffres de contamination, hospitalisation, etc…, mais vous aurez aussi remarqué le black-out complet sur le nombre de morts. Plus aucune communication là-dessus. Est-ce vraiment si important ? Ou pas ?
-       Les bourses européennes ont effectivement « montouillé » cet été, comme nous l’avions écrit en juillet. Rien à voir avec les performances des 3 indices américains : le DowJones et le S&P500 signent leur meilleure performance du mois d’août depuis… 35 ans, et le lunaire Nasdaq a encore gagné plus de 12% (et un gain de 80% entre le plus bas de mars et hier…), avec notamment Tesla, multiplié par 6 depuis le début de l’année, et par 11 depuis un an glissant !...
-       Mais surtout, à cette rentrée qui s’annonce différente, ce sont aussi les premiers éléments et statistiques de l’été et du 3
ème trimestre, donc plutôt sur octobre, qui vont donner le tempo aux marchés. D’aucuns pensent que les marchés vont se focaliser sur les seules saga Trump et élection américaine, en pariant que Trump va tout faire pour faire monter les bourses, et que nous n’aurions rien à craindre avant novembre. Pourquoi pas.
-       Et d’ailleurs, vous aurez noté un changement majeur dans la politique de la FED, intervenu lors du discours de J. Powell en fin de semaine dernière : l’inflation et son maintien absolu à 2% ou en-dessous disparaissent de la première marche du podium, le plein-emploi devenant la priorité absolue, avec une annonce de taux qui devrait rester bas très très longtemps.
 
 
Nous disons rentrée « étonnante » ou « différente » parce que le pire n’est jamais certain. Les variations des chiffres macro-économiques ont été tellement importantes dans la baisse qu’elles rendent assez peu lisibles les chiffres qui sortent actuellement. Finalement, la récession sera moins pire que prévu, dit Le Maire (cf article joint), mais le chômage rebaissera plus lentement. Allez traduire. Ce qui est certain, c’est que nous sommes au pied du mur, et qu’on devrait être assez vite fixés sur les premières faillites et le niveau réel de la reprise. Avec toujours l’épée de Damoclès « pandémie ».

De plus en plus de sociétés annoncent la poursuite du télétravail jusqu’en 2021. Ce fut le cas de Google en juillet, et on note aussi le mouvement dans tout le secteur financier à Luxembourg. Bref on n’est pas plus avancés, on tâtonne dans une vie que l’on n’a jamais vécue, et cela risque de nous pourrir encore un certain temps.
En terme de gestion, comme nous en parlions en juin et juillet, nous avions reconstitué une part actions, entre 15 et 30% des portefeuilles, prudemment compte-tenu de la remontée spectaculaire, et des risques encore présents. Nous maintenons toujours cette exposition, sans la renforcer, via, entre autres, nos thématiques privilégiées : santé, digital, sécurité, etc...
 
Après avoir vu l’or atteindre 2050 USD l’once, présent dans tous nos portefeuilles, nous nous sommes posé la question d’alléger l’exposition. Mais nous avons considéré que si nous rentrons bientôt dans le dur ,en terme économique, alors la position devait être gardée. Et puis nous rappelons qu’il y a très très longtemps, en janvier 1980, l’or avait touché son plus haut, ce qui, corrigé de l’inflation, mettrait l’once aujourd’hui à 2800 USD (cf articles annexés). Nous estimons donc qu’il y a encore de la marge d’appréciation.


Références

Indices performances pour point marchés
FED
L’or
L’or (encore)
PIB
Croissance en France